Au kilogramme : qui choisit les enseignants de l’Égypte ?

L’écart entre l’objectif et les admis s’élève à 28 600 postes. Le critère du « poids spécifique » renvoie au Parlement les questions sur la sélection des enseignants, tandis que la crise du déficit dans les écoles s’aggrave.
كولاج توضيحي لمعلمة أمام سبورة وميزان، عن معايير اختيار المعلمين في مصر.
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Marwa Mohey Eldin

L’Administration centrale des affaires des enseignants a annoncé le 10 septembre la réussite de 43 400 candidats de la cinquième promotion du concours « 30 000 enseignants » en vue de leur prise de fonction dans les écoles primaires, huit mois après l’approbation par le Premier ministre Mostafa Madbouly du lancement des procédures de recrutement de 72 000 enseignants en une seule fois.

L’écart entre les deux chiffres est de 28 600 postes selon le calcul de Zawia3, que l’Initiative égyptienne pour les droits personnels décrit, dans un communiqué publié le 13 septembre, comme « environ 29 000 postes exclus de la liste des recrutements », estimant que derrière l’exclusion de ceux qui allaient les occuper se trouve un critère appelé « poids spécifique », appliqué avec un nouveau seuil minimal, bien qu’ils aient réussi les épreuves de l’Agence centrale pour l’organisation et l’administration. Au cours des cinq semaines suivantes, au moins huit parlementaires ont présenté des demandes d’information sur le fondement de ce critère et la date de son adoption, sans que l’instance qui l’applique ne publie une seule déclaration publique.

Qu’est-ce qui entre dans la note ?

Le « poids spécifique », tel que l’a défini l’Initiative égyptienne, n’est pas le poids du corps, mais le total des notes sur cent du candidat à un poste d’enseignant assistant, établi par le comité d’examen de l’Académie militaire sur la base de la moyenne des mentions académiques, des notes de l’examen médical, de l’épreuve sportive et de l’examen de l’apparence. Selon le même communiqué, des enseignants ont rapporté que le seuil minimal de réussite aux épreuves selon ce critère était passé à 71 points pour la cinquième promotion, tandis que le membre du Sénat Ayman al-Safti a déclaré, dans l’émission « Men Awel we Gedid » présentée par Nevine Mansour, que le même critère avait été appliqué lors des quatre phases précédentes avec un seuil de 65 %, et que personne n’avait annoncé la raison de son relèvement.

Le poids du corps entre dans ce même critère par le biais de l’examen de l’apparence : la nouvelle condition, selon l’Initiative, est que le poids du candidat ne dépasse pas de plus de cinq kilogrammes le « poids idéal », alors que les promotions précédentes autorisaient un excédent allant jusqu’à vingt kilogrammes, ce que prouve le document d’instructions des épreuves publié par l’Initiative dans son rapport paru en février dernier sous le titre « Dans la balance de la discrimination ». À cela se sont ajoutés de nouveaux frais de 1 008 livres (environ 21 dollars) pour l’examen médical à l’Académie, alors qu’il était gratuit.

Un seul point

Sabreen Ibrahim, enseignante d’études sociales originaire du Fayoum, déclare à Zawia3 qu’elle a réussi toutes les épreuves, de l’académique au médical, au sportif et à l’apparence, puis a échoué au total à un point près : « Mon poids spécifique est de 70, et le seuil a été relevé à 71. C’est la première fois que cela arrive : les promotions précédentes sont passées avec 65 et avec 61 ».

Quant à Mona al-Sayed, enseignante de mathématiques qui exerce depuis onze ans, elle a raconté son expérience dans deux publications sur sa page : elle a passé les épreuves de l’Agence centrale dans la Nouvelle Capitale administrative moins de deux semaines après son accouchement, s’est rendue à la formation pédagogique en portant son nourrisson qui n’avait pas six mois, et a payé 1 008 livres pour l’examen médical qui était gratuit pour ceux qui l’avaient précédée. Elle pesait 52 kilogrammes avant sa grossesse et 83 après ; elle s’est donc soumise, pendant l’allaitement, à un régime sévère pendant cinq mois jusqu’à atteindre 58 lors de l’examen médical, qui autorisait dix kilogrammes au-dessus du poids idéal ; elle a ensuite obtenu à l’épreuve sportive dix points sur quarante aux exercices de course, de saut et de zigzag, puis a appris lors de l’examen de l’apparence que le seuil était de 57 et que chaque kilogramme au-delà de 52 faisait perdre un point ; elle a alors ramené son poids à 55, et a été choquée, après tout cela, par son rejet.

L’Initiative égyptienne décrit ce schéma comme une conséquence directe de la nouvelle condition : les régimes d’amaigrissement rapide provoquent une anémie chez certains candidats, qui sont alors exclus lors de l’examen médical à cause de ce qu’ils ont fait pour réussir l’examen de l’apparence. Les pages des exclus ont relayé des appels à l’aide collectifs et individuels demandant l’ouverture d’une enquête sur leurs dossiers et l’annonce du motif juridique et technique de l’exclusion, tandis que d’autres ont réclamé la modification de la condition de poids ; la réponse officielle, selon Al-Watan, a été que l’aptitude médicale et sportive est évaluée par des instances dont le ministère de l’Éducation n’a pas la charge.

Trois instances et pas de réponse

Le candidat à ce concours passe par trois instances successives, selon la documentation de l’Initiative égyptienne : l’Agence centrale pour l’organisation et l’administration, qui organise les épreuves électroniques, de spécialité et pédagogiques et annonce les conditions, puis le ministère de l’Éducation, qui assure la formation pédagogique, puis l’Académie militaire, qui procède à l’examen médical, à l’épreuve sportive et à l’examen de l’apparence en présence de chefs militaires et de représentants du ministère et de l’Agence. L’Académie n’était pas mentionnée dans l’annonce du premier concours publiée par l’Agence le 2 juillet 2022 : selon le même rapport, les candidats ayant réussi ses épreuves ont été surpris de recevoir des messages leur demandant de se rendre à l’Académie pour des épreuves supplémentaires.

Refaat Fayyad, expert en éducation, explique à Zawia3 que la sélection des candidats, depuis le lancement de l’initiative présidentielle de recrutement de 150 000 enseignants en 2022, ne relève plus de la compétence du ministère de l’Éducation, mais se fait entre l’Agence centrale pour l’organisation et l’administration et l’Académie militaire, et que le ministère « est seulement informé du nombre de candidats aptes au recrutement ». Il estime que la sélection des enseignants sur la seule base de la compétence était une conception ancienne, de l’époque où les diplômés des facultés de pédagogie étaient affectés à un poste selon leur diplôme sans considération de leur santé, de leur forme physique et de leur apparence, et que ce que l’État applique aujourd’hui dans la fonction publique consiste à s’assurer de l’aptitude du candidat au poste et de sa capacité à l’exercer. Il ajoute que les phases précédentes ont exclu les femmes enceintes et les personnes en surpoids « parce qu’elles ne pouvaient pas exercer pleinement leur fonction, et parce que la femme enceinte prend de longs congés ».

C’est cette explication que conteste l’Initiative égyptienne depuis 2023 : elle estime que l’exclusion des femmes enceintes, des jeunes mères et des personnes en surpoids viole les articles 9, 11, 12 et 53 de la Constitution, qui obligent l’État à garantir l’égalité des chances et la non-discrimination, et que la loi sur la fonction publique n° 81 de 2016 exige l’aptitude médicale pour occuper un poste, attestée par un certificat du conseil médical compétent, certificat que les candidats obtiennent déjà dans les hôpitaux du ministère de la Santé avant que s’y ajoutent les épreuves de l’Académie.

La position du ministère aujourd’hui ne diffère pas de ce qu’il a déclaré en octobre 2023 : les procédures du concours se déroulent conformément aux règles et à la loi qui l’encadrent, et sa compétence se limite à l’évaluation de l’aspect technique de l’enseignant, tandis que « les instances compétentes » se chargent des épreuves d’aptitude physique et mentale. Le 7 septembre dernier, trois jours avant l’annonce des résultats, l’Administration centrale des affaires des enseignants s’est contentée de dire qu’un recours contre l’épreuve d’aptitude était possible après l’annonce des résultats, sans préciser d’instance ni de délai. Zawia3 a contacté Shady Zalta, porte-parole du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement technique, qui n’avait pas répondu au moment de la publication de ce reportage. Ni l’Agence centrale pour l’organisation et l’administration ni l’Académie militaire n’ont fait de commentaire public sur le relèvement du seuil à 71 au moment où ces lignes sont écrites.

Huit parlementaires et une seule question

La question s’est transportée au Parlement deux semaines après les résultats. Le 27 septembre, al-Safti a déclaré que l’exclusion d’environ 30 000 candidats ne correspondait pas à l’objectif d’un concours annoncé à l’origine pour combler un déficit d’enseignants, et que si la faiblesse du budget en était la cause, elle ne justifiait pas l’exclusion après que le Premier ministre avait annoncé l’intention du gouvernement de recruter 72 000 enseignants, en coordination avec le ministre des Finances pour assurer leurs salaires. Le 1er octobre, le député Yasser Arafa a présenté une demande d’information au Premier ministre, au ministre de l’Éducation et au président de l’Agence centrale pour l’organisation et l’administration sur les critères de sélection, les fondements sur lesquels repose le critère de 71 % et la situation de ceux qui avaient franchi des étapes avancées. Le 5 octobre, le député Mahmoud Rashad Habib, du parti Al-Nour, a demandé de réviser le taux et de le ramener à celui des phases précédentes, et d’inscrire les exclus sur des listes d’attente au lieu de les obliger à postuler de nouveau.

Le 7 octobre, le député Mohamed Sami Shahda a demandé quel était le fondement juridique du poids spécifique, quelle instance l’avait adopté, à quelle date, et s’il avait été annoncé avant les épreuves ; il a réclamé la publication du nombre de candidats et de lauréats à chaque étape et l’ouverture d’une procédure de recours permettant à chaque exclu de connaître ses notes et son classement, tandis que le député Mohamed Abdallah Zein al-Din a demandé une enquête impartiale sur la répartition des lauréats entre les administrations du gouvernorat de Beheira. Le 13 octobre, Yasser al-Hodeiby, vice-président de la commission des droits humains, Mohamed Abdel Alim Dawoud et Bassam al-Sawwaf ont présenté trois demandes portant sur la méthode de calcul du critère, la date de son application et le nombre de ceux qui étaient parvenus jusqu’à l’examen de l’apparence et avaient été exclus ensuite. De même, la députée Sanaa al-Saeed, membre de la commission de l’éducation et de la recherche scientifique, a estimé probable, dans des déclarations télévisées, que le budget soit l’un des facteurs déterminant le nombre d’admis, et a déclaré que les critères auraient dû être fixés à l’avance en fonction du nombre visé, au lieu d’admettre de grands nombres puis de recourir, dans les phases finales, à des critères supplémentaires pour les réduire.

Le précédent de 2023 : de l’exclusion à la détention

Ce n’est pas la première fois. Lors de la première promotion, environ 110 000 personnes se sont présentées au concours annoncé par l’Agence centrale en juillet 2022 ; 28 170 ont réussi ses épreuves et l’examen médical, et 27 853 d’entre elles se sont inscrites aux épreuves de l’Académie militaire, mais le ministère n’en a recruté que 15 902 par l’arrêté ministériel n° 190 publié par le ministre de l’époque, Reda Hegazy, le 4 octobre 2023, et 11 951 ont été exclues, selon le rapport de l’Initiative égyptienne. Des députés ont accusé le gouvernement de manquer de sérieux dans le recrutement du nombre requis, et ont présenté des demandes d’information sur l’exclusion de ceux qui avaient réussi les épreuves et supporté la peine et les frais des déplacements.

Le 15 octobre 2023, des dizaines de lauréats ont manifesté devant le siège du ministère dans la Nouvelle Capitale administrative pour protester contre le recrutement de certains d’entre eux à l’exclusion des autres ; quatorze d’entre eux ont été arrêtés et sont restés en détention provisoire jusqu’à leur libération en février 2024, selon l’Initiative. En décembre 2023, l’Initiative a introduit un recours devant le tribunal administratif du Conseil d’État au nom de 106 exclus, 94 femmes et 12 hommes de dix-sept gouvernorats, dont cinquante avaient été exclus en raison de leur poids, 28 en raison d’une grossesse et 28 en raison de l’examen médical, des histoires que Zawia3 avait documentées en avril 2024. Le tribunal a renvoyé les recours devant le collège des commissaires en février 2024, lequel a recommandé en avril le droit des exclus au recrutement et l’annulation de la décision du ministre, mais le tribunal administratif a rejeté les recours en novembre 2024, se contentant d’indiquer dans ses motifs qu’« il n’est permis de contracter qu’après avoir réussi les formations fixées par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement technique, et conformément au modèle de contrat joint, à l’exclusion de tout autre », sans examiner la constitutionnalité de l’exclusion fondée sur l’apparence ou la grossesse ; puis la Haute Cour administrative a rejeté l’appel pour les mêmes motifs.

Dans son rapport, fondé sur 34 entretiens avec des enseignants et enseignantes exclus, l’Initiative a conclu que les conditions annoncées sur le site de l’Agence centrale étaient exemptes de toute discrimination, mais que les candidats avaient attendu des mois après chaque étape sans être informés de l’étape suivante, et que les épreuves de l’Académie les avaient exclus sur la base du poids sans tenir compte de la réalité de l’obésité dans un pays où le taux de pauvreté a atteint 34 % en 2021/2022, selon des données non publiées de l’Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques consultées par « Mada Masr ».

Un pays où la moitié des femmes sont obèses

Les épreuves font porter aux candidats le poids de chiffres sanitaires nationaux. Selon les données 2022 de la Fédération mondiale de l’obésité citées par le rapport de l’Initiative, le taux d’obésité atteint 55,8 % chez les femmes et 24,8 % chez les hommes en Égypte. Une étude intitulée « Le fardeau de l’obésité en Égypte », publiée par la revue « Frontiers in Public Health » en août 2021 par des chercheurs des universités du Caire, d’Alexandrie et de Menoufia et du ministère de la Santé, avec la participation de chercheurs de la société « Novo Nordisk », a estimé, sur la base de l’enquête « 100 millions de vies en bonne santé » de 2019, que 39,82 % des adultes sont obèses, 49,49 % chez les femmes et 29,51 % chez les hommes. En octobre 2023, le ministre de la Santé, Khaled Abdel Ghaffar, a déclaré que 40 % des adultes en Égypte souffrent d’obésité, dont la moitié sont des femmes. Dans un concours où 94 exclus sur 106 sont des femmes, la condition des cinq kilogrammes signifie l’exclusion d’une large partie des candidates avant même que leur dossier ne soit lu.

Mohamed Khairy, expert en éducation, estime auprès de Zawia3 que le recours au poids dans la sélection des employés des organismes publics n’est pas nouveau, que l’État s’est attaché à combattre l’obésité dans le cadre de l’initiative « 100 millions de vies en bonne santé », et que le président Abdel Fattah al-Sissi avait déjà évoqué, selon lui, la nécessité que le poids des employés de l’appareil administratif de l’État soit adapté. Il dit avoir constaté, lorsqu’il travaillait dans certains pays du Golfe, l’exclusion de candidats à l’enseignement en raison de leur poids malgré leur compétence, mais il estime qu’il aurait été préférable d’annoncer clairement ces critères avant le début du concours plutôt que de les appliquer à ses dernières étapes, et que l’exclusion définitive n’était pas la seule option, puisqu’on aurait pu accorder aux candidats un délai pour régulariser leur situation au lieu de les renvoyer à l’enseignement à la vacation et de les faire repartir de zéro, « car parmi les exclus figurent des enseignants qui ont une longue expérience et un crédit auprès des élèves et des parents ».

Un déficit d’un demi-million et un budget au quart de la Constitution

Ces épreuves interviennent dans un pays dont le ministre reconnaît un déficit d’enseignants dépassant le demi-million. Le ministre de l’Éducation, Mohamed Abdel Latif, a déclaré à l’émission « Al-Soura » sur la chaîne Al-Nahar en décembre 2025 que le déficit avait atteint 469 000 enseignants sur 830 000, après l’avoir estimé en octobre 2024 à plus de 665 000, et que le ministère y avait fait face en allongeant l’année scolaire et en transférant des élèves des écoles surchargées, et non par des recrutements. Zawia3 avait relevé en juin dernier, citant une source au ministère, que le nombre effectivement recruté depuis le lancement du concours jusqu’à la cinquième promotion ne dépasse pas 60 000 à 62 000 enseignants sur les 150 000 visés.

L’interruption des recrutements remonte à des décennies avant le concours, selon le rapport de l’Initiative : le système d’affectation des diplômés des facultés de pédagogie a été arrêté en 1997 sous le Premier ministre Kamal al-Ganzouri, au motif de l’absence de crédits budgétaires ; les gouvernements suivants ont alors eu recours aux concours, au système de la vacation et au bénévolat, puis les recrutements ont été gelés dans l’ensemble de l’appareil gouvernemental en 2014. L’enseignant vacataire perçoit aujourd’hui cinquante livres (environ un dollar) par séance, dans la limite de 24 séances par semaine, soit 4 800 livres par mois (environ 99 dollars) dans le meilleur des cas, ce qui est inférieur au salaire minimum, fixé à sept mille livres.

Dans le budget de l’exercice 2026/2027, 367,3 milliards de livres (environ 7,6 milliards de dollars) ont été alloués à l’éducation, contre 315,9 milliards l’année précédente, dont 251,3 milliards pour les salaires et rémunérations des employés. Mais l’analyse du budget par l’Initiative égyptienne montre que cette hausse de 16,6 % n’empêche pas la part de l’éducation dans le PIB de reculer à 1,49 %, soit le quart de l’obligation constitutionnelle fixée par les articles 19 et 21, à quatre pour cent pour l’enseignement préuniversitaire et deux pour cent pour l’enseignement universitaire. Le ministère n’a indiqué dans aucun communiqué que le budget était la cause de la réduction du nombre de recrutés, alors que la première promotion elle-même a été reportée du budget 2022/2023 au budget 2023/2024, faute de crédits disponibles sans l’accord du ministère des Finances, selon ce qu’a rapporté « Al-Quds Al-Arabi » en juillet 2023, citant Taha Abul Fadl, président de la commission de l’éducation du parti des Conservateurs, tandis que la Constitution dispose dans son article 22 que les enseignants sont « le pilier fondamental de l’éducation » et que l’État garantit le développement de leurs compétences et la protection de leurs droits.

Entre l’instance qui fixe la note sans l’annoncer, le ministère qui est informé du nombre sans le décider, et le Parlement qui interroge sans obtenir de réponse, Sabreen Ibrahim retourne au Fayoum avec une note de 70 sur 100 pour enseigner à la vacation dans les mêmes écoles qui ont besoin d’elle, en attendant un sixième concours dont la note pourrait, elle aussi, être fixée après l’examen.

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Marwa Mohey Eldin
Journaliste égyptienne, elle a travaillé pour plusieurs sites égyptiens et arabes ; elle s’intéresse au journalisme social et humain ainsi qu’aux enquêtes.

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