Sur les rives du Nil, en Égypte : Assouan vit douze jours sans eau

Des habitants d’Assouan dénoncent douze jours de coupures d’eau malgré les annonces officielles de résolution de la crise.
Photo: Leonard von Bibra | Graphic Design: Zawia3
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Rasha Ammar

À quelques kilomètres du lac Nasser, qui stocke plus de 164 milliards de mètres cubes d’eau du Nil, les habitants du gouvernorat d’Assouan font face à une crise persistante : des coupures d’eau répétées et prolongées, dépassant dans certains quartiers douze jours consécutifs. Les autorités compétentes ne parviennent pas à trouver de solution, malgré les plaintes continues des habitants auprès de la compagnie des eaux, des administrations locales, du gouvernorat et jusqu’au système de réclamations du Conseil des ministres.

Depuis la dernière semaine de décembre 2024, Assouan traverse une grave crise liée à des coupures d’eau répétées, qui se sont nettement aggravées depuis décembre. Des milliers de familles dans plusieurs quartiers, comme Al-Mahmoudiya, Al-Sadaqa al-Gadida et Al-Lotus, subissent une interruption totale de l’approvisionnement. Dans d’autres, comme Al-Aqqad, la route Al-Sadat et Cheikh Haroun, le débit est extrêmement faible. Malgré les promesses répétées de résoudre le problème, les souffrances durent depuis des semaines. De nombreux habitants ont été contraints de quitter leur logement pour rejoindre des proches dans des endroits où l’eau est disponible, en pleine période de fêtes, d’examens et d’essor du tourisme hivernal.

Zawia3 a contacté des habitants d’Al-Mahmoudiya, d’Al-Sadaqa al-Gadida, d’Al-Radwan, d’Al-Aqqad, d’Al-Taawouniyat, de la route Al-Khazzan et de la route Al-Sadat. Ils confirment des coupures de plus de douze jours dans certains secteurs. Malgré les annonces officielles de résolution de la crise, ils nous disent que l’eau n’est pas revenue et reste totalement absente dans de nombreuses zones. Là où elle a été rétablie, elle ne coule que deux heures, avec un débit trop faible pour satisfaire leurs besoins essentiels.

Le journaliste Abdallah Mechali, habitant d’Al-Mahmoudiya, raconte : « Le lundi soir de la semaine précédente, nous avons découvert un avis annonçant une coupure de douze heures pour raccorder le quartier Al-Lotus au réservoir d’Al-Mahmoudiya. Mais l’eau n’est jamais revenue depuis, et toutes les tentatives de résolution ont échoué. Des milliers de familles et d’appartements ont été privés d’eau, tandis que le débit a fortement diminué dans plusieurs autres secteurs comme Al-Aqqad, la route Al-Sadat et Cheikh Haroun. »

Il ajoute : « Les responsables du gouvernorat et du logement ont dû intervenir, sans résultat. L’eau reste coupée dans de nombreux endroits, notamment du deuxième au sixième étage. Elle n’arrive que faiblement au rez-de-chaussée. Il est devenu inconcevable qu’au pays du Nil et du haut barrage, des milliers de familles n’aient pas une goutte d’eau. »

Mechali poursuit : « Beaucoup ont dû quitter leur domicile pour rejoindre des proches dans des secteurs approvisionnés, alors que nous sommes en période de fêtes, d’examens et de tourisme hivernal. Ce qui nous a rassurés, c’est la décision du gouverneur d’Assouan, Ismaïl Kamal, de transmettre l’ensemble du dossier au parquet pour enquêter sur les manquements des responsables de la compagnie d’eau potable et d’assainissement du gouvernorat. Parallèlement, des avocats d’Assouan ont déposé la première plainte officielle auprès du parquet contre la compagnie des eaux. »

Amira Saad, habitante de la route Al-Sadat, explique que la crise a commencé plusieurs jours auparavant, lorsque la compagnie a diffusé un avis annonçant des coupures successives dans plusieurs secteurs. Des travaux devaient raccorder les immeubles de logements de standing du quartier Al-Lotus, isoler les fuites du réservoir d’Al-Mahmoudiya et les réparer. Depuis, l’eau a été totalement coupée, sans respect du calendrier annoncé ni date de retour à la normale.

Elle nous dit : « Nous avons contacté les responsables en vain. Les numéros réservés aux plaintes concernant l’eau dans le gouvernorat ne répondent pas. Nous avons donc saisi la présidence du Conseil des ministres et déposé la réclamation n° 9226568. Mais le problème n’a pas été résolu. Toutes les informations diffusées par les autorités sont contradictoires et fausses. Il y a deux jours, nous avons entendu les excuses du gouverneur adjoint et sa promesse de régler la crise, sans résultat. Nous vivons réellement sans eau. Nous voulons que le problème soit résolu et ne se reproduise pas, car la situation peut devenir catastrophique. »

Mohamed Saad, d’Al-Mahmoudiya, raconte : « Nous subissons une coupure presque totale. Nous avons interpellé les responsables plusieurs fois, en vain. Les promesses restent lettre morte. Ces deux derniers jours, à l’approche de la fin de semaine, certains responsables nous ont dit que la crise était résolue. Mais ce n’est pas le cas : jusqu’à maintenant, l’eau ne nous est pas parvenue. »

Il ajoute : « La situation est devenue insupportable. Nous devons acheter de l’eau aux camions itinérants à des prix très élevés, ou de l’eau minérale, dont le prix augmente aussi avec la demande. Cela dépasse nos moyens. Ce que nous obtenons suffit à peine à boire et à cuisiner. La lessive et le nettoyage sont devenus presque impossibles. Les enfants souffrent du manque d’eau et nous ne savons pas quand la crise prendra fin. Nous vivons dans une urgence quotidienne, comme dans un désert. Nous voulons une date précise et des mesures claires pour mettre fin à cette crise et empêcher qu’elle se reproduise. »

Fatma Ezzat, habitante d’Al-Sadaqa al-Gadida, décrit une situation semblable : « Ici, la crise ne diffère guère de celle des autres quartiers. L’eau est coupée depuis de longs jours. Celle qui nous parvient des réservoirs au sol est contaminée et impropre à l’usage humain. Nous avons du mal à satisfaire des besoins élémentaires, comme nous laver ou faire la lessive. Les voisins s’organisent pour acheter de l’eau, mais le coût pèse lourdement sur nous tous. Nous avons demandé à la compagnie d’intervenir. Elle répond toujours que des pannes techniques sont en cours de réparation. Nous ne voulons pas de promesses : nous voulons une solution réelle et rapide. »

Mostafa Abdel Razek, habitant de la route Al-Khazzan, estime que la crise résulte clairement de la corruption, du favoritisme et des pots-de-vin qui ont pénétré l’organisme de gestion de l’eau. Il nous affirme que le manque de compétences et la mauvaise gestion en sont les véritables causes. Selon lui, la négligence affecte l’ensemble de l’organisme et l’argent public est détourné sans contrôle, tandis que les habitants vivent sans eau ni dignité.

Il ajoute : « Toute la route Al-Khazzan est sans eau pour le huitième jour consécutif. C’est devenu insupportable. Nous subissons une interruption totale, et nos droits humains les plus élémentaires sont bafoués chaque jour. »

Ahmed Abdel Mawgoud, habitant d’Al-Radwan, partage ce constat : « Le réseau d’eau est entièrement vétuste. Toutes les installations sont dans un état déplorable et nécessitent une rénovation complète. Mais le budget ne suffit pas, tandis que la corruption se propage. La crise continue donc et se déplace d’un endroit à l’autre. Nous vivons dans un cercle de problèmes sans fin, sans voir de solutions réalistes ni d’intervention des responsables. La situation empire de jour en jour. »

Dans le quartier Al-Aqqad, Mahmoud al-Sayed raconte : « Nous ne parlons pas d’une petite coupure, mais d’une absence totale d’eau depuis plus d’une semaine. Chaque jour, nous allons remplir des bidons dans les quartiers voisins. Les habitants sont très en colère, mais personne ne les écoute. La négligence des responsables nous donne le sentiment d’être abandonnés. Ne comprennent-ils pas que la vie s’arrête sans eau ? »

Nadia Hussein, de la route Al-Khazzan, dit : « Personne ne peut croire que nous vivons à Assouan, ville connue pour la pureté de son eau, et que nous en sommes maintenant privés. Les familles de la route Al-Khazzan n’ont pas d’eau pour boire ou cuisiner. Certains habitants ont commencé à utiliser une eau dangereuse, menaçant leur santé. Nous avons demandé de l’aide aux responsables, mais ils répondent toujours que des pannes techniques sont en cours de réparation. Combien de temps devons-nous attendre ? Nos vies et notre santé sont en danger à cause de cette négligence manifeste. »

Les causes de la crise

Reham Abdel Nabi, députée du gouvernorat d’Assouan, attribue la répétition des coupures à plusieurs facteurs : la vétusté du réseau, l’absence d’entretien régulier et le manque de pièces de rechange ou d’outils de maintenance. À chaque crise, il faut les faire venir du Caire, ce qui prend du temps et prolonge les interruptions. Elle ajoute que les responsables locaux de la compagnie, notamment son président par intérim à Assouan, ne possèdent pas les compétences techniques nécessaires pour gérer ces situations, agir rapidement ou alerter la direction centrale au Caire, aggravant encore la crise.

La députée explique à Zawia3 que les infrastructures doivent être modernisées de toute urgence : elles n’ont pas été entièrement rénovées dans le gouvernorat depuis 2011. Assouan accueille aussi depuis quelques années une population plus nombreuse, notamment de nombreux Soudanais. Il est donc nécessaire d’adapter les réseaux à cette densité accrue.

Elle ajoute : « Nous avons soumis un plan urgent de modernisation du réseau d’eau d’Assouan au ministre du Logement, Cherif al-Cherbini. Il a fait preuve de coopération et chargé l’un de ses conseillers d’étudier le dossier rapidement, avec une ligne budgétaire spécifique pour couvrir les coûts. Le travail sur ce dossier a effectivement commencé. Le président de la Holding de l’eau, Mamdouh Raslan, suit également les mesures de résolution de la crise et se trouve à Assouan depuis plusieurs jours. »

Elle poursuit : « Les canalisations et les pompes ont été remplacées, et la crise approche de sa fin. Mais l’écoulement n’est pas encore équilibré et toutes les zones ne sont pas régulièrement alimentées. Cela s’explique par la forte pression d’air dans les conduites, longues d’environ douze kilomètres. L’air est actuellement évacué. L’eau est distribuée en alternance dans plusieurs quartiers, avec un débit faible dans la plupart. Le travail porte désormais sur l’évacuation complète de l’air et l’achèvement de toutes les opérations de maintenance pour garantir une alimentation régulière partout, en espérant que cela arrive bientôt. »

Au début de la semaine précédente, Reham avait présenté une déclaration urgente à la Chambre des représentants. Elle y indiquait qu’Assouan, pays du Nil et du haut barrage, subissait huit jours de coupures et que ses infrastructures n’avaient connu aucune modernisation depuis 2011. Elle réclamait des solutions urgentes et l’affectation d’environ un milliard de livres au gouvernorat pour sauver ses habitants de la soif. Elle demandait également la création d’une commission parlementaire d’établissement des faits pour déterminer les causes du problème et prendre rapidement des mesures, notamment face à la vétusté des infrastructures.

Copie de la déclaration urgente présentée à la Chambre des représentants par la députée Reham Abdel Nabi.
Copie de la déclaration urgente présentée à la Chambre des représentants par la députée Reham Abdel Nabi.

Une plainte auprès du parquet

L’avocat Mostafa al-Gamal, habitant d’Al-Sadaqa al-Gadida et premier à avoir porté plainte contre le président de la compagnie des eaux d’Assouan auprès de l’avocat général du gouvernorat, nous explique : « La crise dure depuis plus de dix jours. Elle a commencé par la distribution d’avis annonçant des coupures successives dans certains quartiers pour des réparations et le raccordement d’immeubles dans la zone Al-Lotus. Mais nous avons subi une interruption totale de plus de dix jours. Nous avons donc déposé une plainte au parquet, enregistrée sous le n° 33 des requêtes générales de 2025, afin que les responsables de cette crise rendent des comptes. »

Plainte déposée auprès de l’avocat général des parquets d’Assouan contre le président de la compagnie des eaux d’Assouan.
Plainte déposée auprès de l’avocat général des parquets d’Assouan contre le président de la compagnie des eaux d’Assouan.

Il ajoute : « J’ai fondé la plainte sur les articles 44 et 45 de la loi réglementant l’eau potable afin de sanctionner les auteurs et responsables de la crise. L’article 44 dispose : “Sous réserve des dispositions de l’article 4 des dispositions de promulgation de la présente loi et de toute peine plus sévère prévue par une autre loi, les infractions aux dispositions de la présente loi sont punies des peines prévues aux articles suivants.” L’article 45 prévoit : “Est puni de réclusion et d’une amende d’au moins dix mille livres et d’au plus cent mille livres quiconque détruit, endommage intentionnellement ou met hors service, par quelque moyen que ce soit, un élément des installations d’eau potable ou d’assainissement. Si cela entraîne une interruption du service, la peine est la réclusion aggravée. Si l’un des actes mentionnés à l’alinéa précédent résulte de négligence, d’imprudence ou d’un manque de précaution, la peine est l’emprisonnement et une amende comprise entre dix mille et cent mille livres, ou l’une de ces deux peines. Dans tous les cas, le tribunal condamne l’auteur à payer la valeur des biens détruits ou endommagés et les frais de leur remise en état.” »

Al-Gamal affirme que les coupures à Assouan sont devenues récurrentes, en raison de la vétusté des infrastructures et de l’absence d’entretien nécessaire. La situation est insupportable, notamment pour sa famille : il a deux enfants, âgés de quatre ans et d’un an et demi. Face au coût de l’eau, qui peut atteindre 200 livres par jour pour l’eau minérale, il a dû quitter son logement d’Al-Sadaqa al-Gadida et s’installer temporairement chez son père pour répondre aux besoins essentiels de sa famille. Il ajoute que tous se sentent mal à l’aise et instables, dans l’attente d’une amélioration prochaine.

Il dénonce aussi la manière dont les camions de distribution d’eau traitent les habitants. Ils arrivent sans horaire fixé, obligeant les citoyens, notamment les femmes, à se bousculer et à courir derrière eux pour obtenir un peu d’eau pour leurs besoins quotidiens. Il juge cette scène inhumaine, contraire à l’éthique et irrespectueuse de leur dignité. Il invite les habitants touchés à se joindre à la plainte et à faire front commun jusqu’à la résolution de la crise et à la mise en cause de ses responsables.

Des habitants attendent devant les camions de distribution d’eau.
Des habitants attendent devant les camions de distribution d’eau.

Des dizaines d’habitants d’Al-Sadaqa al-Gadida ont manifesté vendredi à la mi-journée contre une coupure qui durait depuis douze jours consécutifs. Les habitants ont aussi diffusé sur la page Facebook « Ensemble pour Assouan » une vidéo appelant le président Abdel Fattah al-Sissi à intervenir. Dans cette vidéo, Hani Youssef, parlant au nom des habitants, lui demande de résoudre la crise et rappelle qu’il avait déjà promis de le faire lors de sa visite à Assouan pour le Forum des jeunes arabes et africains en 2019.

Il déclare dans la vidéo : « Nous avions adressé au président, par l’intermédiaire d’un parti du Mouvement civil, une lettre demandant de résoudre la crise et de réparer le réseau d’eau d’Assouan, vétuste depuis soixante ans. Le président est effectivement intervenu et a chargé l’Autorité du génie des forces armées de remplacer et de rénover les réseaux d’eau et d’assainissement. À la suite de cette décision, le Premier ministre s’est rendu à Assouan et a rencontré le responsable du réseau. Celui-ci lui a demandé 67 millions de livres pour les travaux. Le Conseil des ministres lui a effectivement fourni la somme, mais le remplacement et la rénovation n’ont toujours pas eu lieu. C’est pourquoi les coupures persistent. »

Comment le gouvernorat a-t-il géré la crise ?

Lors d’une visite de terrain dans le quartier Al-Sadaqa al-Gadida lundi dernier, le gouverneur d’Assouan, Ismaïl Kamal, a présenté ses excuses aux habitants pour les souffrances causées par les coupures. Il a expliqué qu’elles résultaient de pannes techniques prises en charge immédiatement par les équipes de la Holding de l’eau potable et de l’assainissement, sous la supervision du vice-ministre du Logement, Sayed Ismaïl, et du président de la compagnie, l’ingénieur Mamdouh Raslan. Le gouverneur a assuré que la situation était suivie attentivement. Il a attribué les différences d’alimentation entre les immeubles et les étages à la pression de l’air dans les réseaux, et affirmé que les travaux se poursuivaient pour stabiliser totalement l’approvisionnement et répondre aux besoins des citoyens.

À la fin de décembre, le gouverneur avait tenu une réunion élargie avec une délégation du ministère du Logement et des Services publics dirigée par le vice-ministre Sayed Ismaïl, pour examiner les faibles débits et les coupures. Il avait affirmé que la coordination avec le ministère et la Holding avait permis de dégager des solutions urgentes pour traiter radicalement le problème, avec l’engagement de rétablir une distribution régulière dans toutes les zones touchées dans les heures suivantes. Il avait aussi évoqué de futurs plans d’amélioration des systèmes d’eau potable et d’assainissement, en coordination avec le ministère, le gouvernorat et les partenaires du développement.

Au début de la crise, durant la dernière semaine de décembre, le gouverneur avait décidé d’ouvrir une enquête contre le directeur du secteur de l’eau de la branche locale de la compagnie, pour avoir ignoré les plaintes des habitants concernant des interruptions répétées, prolongées et sans préavis dans plusieurs quartiers. Il avait ordonné la création d’une commission technique présidée par son adjoint, Yasser Abdel Chafi, pour déterminer les causes du phénomène et trouver des solutions urgentes et durables. Puis, jeudi 2 janvier, Kamal a transmis le dossier des coupures au conseiller Essam al-Din Khalifa, avocat général des parquets d’Assouan, afin d’enquêter sur leurs causes. Il a également décidé de constituer une commission technique du parquet pour examiner les détails et toutes les circonstances de l’affaire, avant les mesures légales nécessaires contre les responsables.

De son côté, Cherif al-Cherbini, ministre du Logement, des Services publics et des Communautés urbaines, a rencontré mercredi dernier les députés d’Assouan pour examiner les demandes et plaintes des citoyens. Les élus lui ont présenté les difficultés d’alimentation d’Al-Mahmoudiya, des logements de standing et d’Al-Sadaqa al-Gadida, en soulignant que certaines zones avaient subi de longues coupures. Le ministre a assuré que des efforts urgents avaient été engagés et que son ministère avait pris des mesures immédiates pour rétablir un pompage régulier. Il a également indiqué que toutes les ressources disponibles avaient été mobilisées, ainsi que les équipements et pièces nécessaires pour surmonter la difficulté à l’origine de l’irrégularité de l’approvisionnement.

Jeudi 2 janvier, le gouvernorat d’Assouan a annoncé qu’il avait été convenu d’installer de nouveaux moteurs et pompes dans les stations de relevage pour renforcer le réseau. Des consultants équipés d’appareils modernes de détection du débit à l’intérieur des conduites étaient également arrivés. Une nouvelle conduite d’eau potable reliant le réservoir d’Al-Mahmoudiya au secteur des logements de standing avait été mise en service. Elle doit améliorer l’alimentation des étages supérieurs et réduire les pressions sur les réseaux de ces zones.

Correction éditoriale : la première version de cet article indiquait que le dossier des coupures avait été transmis au parquet et que l’annonce du gouvernorat avait été faite le 3 janvier. La date correcte est le jeudi 2 janvier 2025.

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Rasha Ammar
Journaliste égyptienne, elle a travaillé pour plusieurs sites d’information égyptiens et arabes et s’intéresse aux affaires politiques et aux questions sociales.

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