La famille de Sayed Zeidan, comme des milliers d’autres dans les quartiers du district d’Al-Matariya, dans le gouvernorat de Dakahlia, subit de nouveau les coupures répétées d’eau potable pendant les mois d’été.
La crise est particulièrement aiguë dans le quartier d’Al-Gisr Al-Waqi, appelé localement « Al-Barr Al-Thani », et dans le secteur « Derrière la voie ferrée ». Les habitants peinent à se procurer l’eau nécessaire pour boire, cuisiner, assurer leur hygiène et nettoyer leurs maisons et leurs vêtements.
Ils sont contraints de remplir leurs récipients aux robinets d’un petit nombre de maisons d’Al-Gisr Al-Waqi encore alimentées par la conduite principale venant d’Al-Matariya, puis de transporter bidons et bouteilles sur de longues distances, tandis que les conduites secondaires ne reçoivent plus d’eau.
Sayed explique à Zawia3 que la crise dure depuis des années, mais qu’elle a atteint son paroxysme l’an dernier, avec quatre mois de coupure, de juin à septembre. Cette année, ajoute-t-il, la coupure est entrée dans son deuxième mois. L’eau n’arrive dans le quartier ni le jour ni la nuit, à l’exception de la conduite principale longeant la ville d’Al-Matariya. Certains habitants sont privés d’eau depuis plus de deux mois et doivent envoyer leurs enfants en chercher chez les voisins encore desservis.
Il poursuit : « Deux quartiers entiers souffrent de ce problème, dont Al-Barr Al-Thani, qui compte environ 70 000 à 80 000 habitants. L’eau y est coupée chaque année dès le début de l’été. Nous avons déposé plusieurs plaintes auprès de la compagnie des eaux, sans résultat. Elle nous répond toujours que la pression est faible ou que l’eau arrive très faiblement dans le quartier, sans proposer de solution. »
Sayed estime que le classement d’Al-Gisr Al-Waqi comme quartier informel par les autorités locales explique, selon lui, sa marginalisation. Il précise que les terrains ont été occupés il y a environ quarante ou cinquante ans, puis revendus entre particuliers, en l’absence de programmes de logements publics à Al-Matariya.
Il souligne que les habitants possèdent des compteurs d’eau et d’électricité, paient leurs impôts et ont régularisé leur situation. Pourtant, le gouvernorat ne fournit ni éclairage public ni services essentiels à ce quartier de plus de 70 000 habitants. Il conclut que les résidents se sont tournés vers les députés, mais que leurs conditions de vie déplorables restent inchangées.

Le district d’Al-Matariya se situe dans le gouvernorat de Dakahlia. Plusieurs villages lui sont rattachés administrativement. Il comprend une seule unité locale, dans le village d’Al-Assafra, dont dépendent Al-Douheir et Awlad Sabour, ainsi qu’environ 35 hameaux. Sa population est estimée à 203 851 habitants, dont 165 470 dans la ville elle-même, selon les estimations de juillet 2024.
La ville d’Al-Matariya subit régulièrement des coupures d’eau potable ou des baisses de pression liées à des travaux d’entretien ou à des modifications du réseau. Le 6 avril dernier, la Compagnie d’eau potable et d’assainissement de Dakahlia a annoncé la modification du tracé des conduites de refoulement des stations d’Al-Gamaliya et d’Al-Matariya, nécessitant l’arrêt de l’installation d’eau d’Al-Matariya à Al-Manzala. Dans son communiqué, elle indiquait une coupure de 8 heures à 14 heures dans plusieurs secteurs, dont Al-Manzala et les villages rattachés, tels qu’Al-Firoussat, Al-Amra, Al-Gadida, Al-Tawil, Al-Aziza et Al-Nassaïma, avec une baisse sensible de la pression dans la ville d’Al-Matariya et ses dépendances durant la même période.
En août de l’année dernière, la compagnie avait annoncé le remplacement d’une vanne sur une conduite de 600 millimètres reliant la station d’Al-Gamaliya à Al-Matariya, dans le cadre des efforts d’amélioration de l’alimentation de la ville. Elle avait précisé que le nombre d’unités en fonctionnement avait été réduit de six à quatre pendant les travaux, entraînant une baisse notable de la pression dans le périmètre de l’unité locale d’Al-Assafra et dans toute la ville d’Al-Matariya. Elle assurait que la pression reviendrait à la normale dès la fin des travaux.
Des dépenses quotidiennes
Yasmine Mohamed, son mari et leurs enfants, qui résident près du pont Hamza Al-Rayyis, dans le quartier d’Al-Gisr Al-Waqi ou Al-Barr Al-Thani, vivent la même épreuve depuis un mois et demi. L’eau potable a été coupée peu avant le dernier Aïd Al-Adha et n’est toujours pas revenue. Durant tout l’été, la famille doit supporter de lourdes dépenses quotidiennes pour acheter l’eau nécessaire à la boisson, à la cuisine et à l’hygiène. Elle se fournit auprès de vendeurs ambulants transportant des réservoirs en plastique sur des motos à trois roues, des « tricycles », au prix de 200 livres le réservoir.
Yasmine raconte qu’un ingénieur de la société holding d’eau potable leur a rendu visite et annoncé la nécessité d’installer une nouvelle conduite raccordée au réseau général. La compagnie a ensuite prolongé une conduite principale jusqu’à certaines maisons, les autres habitants devant s’y raccorder. Le coût de 30 000 livres était à répartir entre chaque groupe de cinq maisons. Des employés avaient promis une eau de bonne qualité. Une fois la conduite installée, certains habitants ont cependant dû payer des sommes supplémentaires pour de nouveaux compteurs. D’autres ont dû régler des frais de « régularisation » afin d’obtenir l’autorisation de raccordement. Certains ont également été contraints de financer la réparation de leur réseau d’assainissement, en plus des 30 000 livres.
Elle raconte à Zawia3 : « À peine la conduite installée, nous avons vu une eau noire, impropre à l’usage humain, sortir de nos robinets. Nous avons porté plainte, mais la compagnie nous a complètement coupé l’eau. Devons-nous dépenser notre argent pour les cours de nos enfants et les besoins quotidiens, ou pour acheter de l’eau ? Nous sommes vraiment à bout. Nous nous plaignons sans cesse, mais personne ne nous écoute. C’est une injustice flagrante. »
Elle explique qu’un petit nombre de maisons d’Al-Gisr Al-Waqi reçoivent encore de l’eau, tandis que la majorité en est privée en été. Après l’installation de la nouvelle conduite, le secteur du pont Hamza Al-Rayyis n’en reçoit plus du tout. Pourtant, la compagnie oblige les habitants à payer leurs factures tous les trois ou quatre mois. Lorsqu’ils disent au collecteur que l’eau n’arrive pas, il invoque la hausse de la demande. Elle ajoute : « Nous avons une pompe, un moteur, que nous devons faire tourner toute la nuit. Nous nous réveillons chaque heure dans l’espoir que l’eau soit arrivée, mais en vain. Elle n’arrive jamais dans les maisons. Nous vivons désormais comme dans un désert. »
Les témoignages de Sayed et de Yasmine rejoignent celui d’Abdou Al-Chaer, qui habite rue Salah Al-Din, dans le quartier d’Al-Aqabiyyin. Avec d’autres habitants du district touchés chaque été par les coupures, il demande au gouvernement de construire une station d’eau propre à Al-Matariya. Il révèle que, depuis des années, des parlementaires ont annoncé aux habitants l’approbation de cette proposition et le choix d’un emplacement. Mais rien n’a changé et la souffrance persiste.
Il explique qu’Al-Matariya reçoit sa part d’eau des stations d’Al-Gamaliya et d’Al-Manzala. Avec la croissance démographique de la ville et des zones voisines, cette part ne suffit plus à couvrir tous les besoins. La conduite principale est trop faible pour desservir une population aussi nombreuse. Certaines conduites sont privées d’eau tout l’été, d’autres ne reçoivent jamais d’eau, tandis que d’autres encore sont alimentées vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Il déclare à Zawia3 : « C’est une injustice flagrante. Comment une rue entière d’Al-Matariya peut-elle être sans eau alors que la rue voisine en reçoit constamment ? Quand nous nous plaignons au conseil municipal ou à la compagnie, on nous promet que l’eau arrivera demain. Le lendemain, on nous dit après-demain ! Quand nous demandons d’où viendra cette eau, on nous répond que nous pouvons venir chercher une citerne gratuite. Mais si nous demandons qu’elle soit livrée dans le quartier, on nous impose d’amener à nos frais un camion pour la transporter chez nous. La location coûte entre 300 et 400 livres par trajet. Est-il raisonnable de louer un camion tous les deux jours ? Dois-je payer les besoins de ma famille ou le transport de l’eau ? »
Zawia3 a documenté environ 130 plaintes différentes d’habitantes et d’habitants du district d’Al-Matariya, victimes de coupures d’eau potable ou recevant chez eux une eau contaminée par les eaux usées. Les habitants nous ont signalé des interruptions depuis l’Aïd Al-Adha dans certaines zones et depuis un mois et demi dans d’autres. Les secteurs les plus touchés étaient Al-Barr Al-Thani, ou Al-Gisr Al-Waqi, Derrière la voie ferrée, Al-Aqabiyyin, Alladiya, Al-Mothallath et Al-Mossattahat. Les habitants se sont également plaints de coupures pendant tout l’été dans les rues Al-Gamal, Al-Zaher Baybars, Salah Al-Din, Mostagadd, Gawad Hosni, Naguib Sarhan, 20, 23, Saad Zaghloul, Al-Ghazali, Al-Hagga Aïcha, Waël Al-Rayyis, Badi Al-Sayyad, Naguib Sarhan, de l’institut Abou Al-Naga, Al-Sawaleh, Soliman, Barakat, la rue commerçante, celle de l’hôpital et celle de la mosquée Al-Fath. Étaient aussi concernés les logements d’Al-Gisr Al-Waqi dans le quartier d’Al-Aqabiyyin, les abords du pont Al-Rayyis, le secteur derrière le pont Mariam, le hameau Hassouna Abdel-Fattah et Al-Saadani. Près du pont Abdallah et dans la rue Mostagadd 24, derrière la voie ferrée, les résidents ont signalé une eau contaminée par les eaux usées à leurs robinets.
Des villages privés d’eau potable
Madiha Al-Chawwa, qui habite le hameau Hassouna Abdel-Fattah dans le secteur d’Al-Gisr Al-Waqi, confirme à Zawia3 que l’eau potable y est coupée depuis quatre ans, alors que les habitants continuent de régler régulièrement leurs factures au conseil local.
Elle raconte : « Nous avons adressé plus de dix plaintes à l’ingénieur Mohamed Hassan, ancien président du conseil d’administration de la Compagnie d’eau potable et d’assainissement de Dakahlia, mais personne ne nous répond. Chaque semaine, nous devons acheter une citerne d’eau pour 650 livres afin de remplir nos réservoirs. Nous achetons également de l’eau minérale pour boire. »
Selon plusieurs habitants interrogés par Zawia3, les coupures estivales et l’arrivée d’eau contaminée ne concernent pas seulement les quartiers du district d’Al-Matariya, mais aussi les villages voisins. Dans certains, la grande majorité des maisons ne reçoit plus d’eau potable, quelle que soit la saison, depuis plus de quatre ans.
Parmi les secteurs les plus concernés figurent Al-Assafra, rattaché au district d’Al-Matariya et comptant environ 19 015 habitants d’après le recensement de 2006, et Al-Gamamela, rattaché à Al-Manzala, dont la population était estimée à 2 048 habitants la même année.
Ghada Selim, résidente d’Al-Gamamela, explique à Zawia3 que l’eau potable est totalement coupée, été comme hiver, et ne parvient qu’à cinq maisons du village. Même dans ces maisons, l’eau est polluée et a un goût désagréable. Elle la compare à des eaux usées.
Elle indique que des appels circulent parmi les habitants pour organiser une protestation sur la route. Ils demandent la pose d’une conduite reliée au canal Al-Salam, qui traverserait le village et alimenterait Al-Barr Al-Thani, à Al-Matariya.
Elle poursuit : « Beaucoup d’habitants ont porté plainte, sans résultat. C’est une véritable tragédie. L’an dernier, deux frères sont morts en essayant de rapporter de l’eau du canal Al-Salam, dont de nombreux habitants dépendent pour couvrir leurs besoins. Certains achètent de l’eau pour cuisiner. D’autres viennent de tout le village remplir leurs bouteilles dans les cinq maisons encore alimentées : c’est la seule source disponible pour eux. »
Islam Kheiry Nour Al-Din, bâtonnier de la section locale d’Al-Matariya et secrétaire général adjoint du conseil de l’ordre des avocats du nord de Dakahlia, explique que les coupures ont commencé dans un seul secteur, Al-Barr Al-Thani, avant de s’étendre à quatre zones désormais privées d’eau. La crise dure depuis des mois, sans démarches parlementaires suffisantes pour la résoudre. Les autorités exécutives sont finalement intervenues le 13 juillet, par l’intermédiaire du président du conseil municipal et de la société holding d’eau potable. Elles ont promis l’ouverture d’une vanne dans l’une des stations et une avancée dans les jours suivants.
Il déclare à Zawia3 : « Les coupures durent depuis six à huit mois. Elles ont commencé dans un secteur appelé Al-Barr Al-Thani, puis se sont étendues à trois ou quatre autres zones actuellement sans aucune eau. Le problème n’est pas saisonnier et ne se limite pas à l’été. Il peut être estival dans certains endroits, comme Al-Barr Al-Thani, mais pas partout. Ce secteur était à l’origine une terre agricole, construite de manière informelle avant et après la révolution de janvier. Il relève de l’Autorité générale de reconstruction et de développement agricole, et les services collectifs n’y ont été introduits que récemment. »
Les promesses officielles de résolution
Magdy Al-Amir, député des districts d’Al-Manzala et d’Al-Matariya ainsi que de la circonscription urbaine d’Al-Manzala, dans le gouvernorat de Dakahlia, et membre du parti Mostaqbal Watan, explique à Zawia3 que les habitants concernés résident dans des zones informelles. Selon lui, la densification de la population y a aggravé les problèmes d’eau et d’assainissement. La pression diminue généralement en été et l’eau met davantage de temps à atteindre les secteurs éloignés. Ces zones du district d’Al-Matariya connaissent ainsi le même problème chaque été. Il considère les coupures comme fréquentes dans les espaces marginalisés.
Le député affirme : « Les habitants nous ont bien adressé des plaintes, à nous parlementaires et aux organismes concernés. Nous travaillons actuellement à une solution. De nouvelles pompes ont été installées récemment. Les habitants espèrent la construction d’une station propre à Al-Matariya, et nous œuvrons en ce sens. Nous avons présenté des propositions, et une autre station est actuellement en construction. Mais cela prend du temps. Aucun problème n’est sans solution. »
Concernant les coupures dans les villages d’Al-Assafra, rattaché à Al-Matariya, et d’Al-Gamamela, rattaché à Al-Manzala, Magdy Al-Amir précise qu’ils se trouvent tous deux sur la même conduite, censée alimenter les zones touchées d’Al-Matariya. La solution concernera donc l’ensemble de cette conduite, puisque la source est commune. Résoudre le problème à la source permettra, dit-il, d’y remédier pour tous.
Il ajoute : « Nous avons discuté de ce problème toute la journée d’hier, et nous faisons de notre mieux. Les habitants ont pleinement le droit d’obtenir ce qui leur revient, quelles que soient les circonstances. Nous espérons l’installation des nouvelles pompes et la réalisation des dérivations nécessaires. Nous travaillons sans relâche pour résoudre le problème au plus vite. »
Zawia3 a tenté de joindre par téléphone l’ingénieur Khaled Hussein Nasr, président du conseil d’administration et directeur général de la Compagnie d’eau potable et d’assainissement de Dakahlia. Comme il était occupé, son directeur de cabinet a répondu. Il nous a expliqué que la compagnie avait effectivement reçu des plaintes concernant les coupures et les avait immédiatement transmises à l’ingénieur Mohamed Hassan, responsable de la zone d’eau potable et d’assainissement d’Al-Matariya. Celui-ci avait pris des mesures pour tenter de résoudre la crise et s’était engagé à rétablir le pompage dans certaines zones à partir du lundi 14 juillet, puis progressivement dans les autres. Le directeur de cabinet attribue les coupures à la hausse de la demande sur le réseau pendant l’été et les fêtes, alors que ces secteurs se trouvent en bout de réseau, alimenté depuis la station d’Al-Manzala vers Al-Matariya. Les villages rattachés aux deux districts sont, quant à eux, censés recevoir l’eau à tour de rôle : chaque village est alimenté certains jours de la semaine et privé d’eau les autres, parce qu’il se situe à l’extrémité du réseau. Il souligne que construire une nouvelle station dans le district et la ville d’Al-Matariya exige un budget considérable. La direction de la compagnie attend encore les autorisations officielles, ce qui prend du temps.
L’ingénieur Mohamed Hassan, responsable de la zone d’eau potable et d’assainissement d’Al-Matariya, attribue pour sa part les interruptions à la hausse de la consommation estivale, qui diminue et revient à la normale après août. Il invoque aussi la construction informelle des quartiers d’Al-Barr Al-Thani et de Derrière la voie ferrée, leur forte croissance démographique et des pannes touchant certaines canalisations desservant les maisons ou leurs pompes, les « moteurs ». Il promet de régler le problème aussi rapidement que possible.
Il affirme à Zawia3 : « Depuis 48 heures, nous sommes présents sur le terrain et nous travaillons à résoudre le problème. Mon bureau est ouvert aux plaintes et aux signalements, car l’eau est un droit pour tous. Je comprends la souffrance humaine liée aux coupures. Mais nous n’avons pas arrêté le pompage : c’est la consommation élevée qui fait baisser la pression. Nous envoyons des techniciens pour réparer les canalisations des maisons et les pompes en panne. Nous envoyons aussi des camions-citernes dans les secteurs touchés, mais ils ne peuvent pas entrer dans les ruelles et les passages étroits des quartiers populaires. »
Il ajoute : « L’eau quitte la station pure et conforme aux normes. Nous ne négligeons aucun signalement ni aucune plainte concernant un changement de couleur, de goût ou d’odeur. Dès que nous sommes alertés, nous envoyons des techniciens sur place et recueillons des échantillons pour les laboratoires. La cause est liée aux canalisations intérieures de la maison concernée. »
Concernant Al-Gamamela, le responsable explique que la conduite alimentant le village mesure 60 centimètres de diamètre et se divise en deux branches. La première dessert normalement une moitié du village, tandis que l’autre moitié ne reçoit pas d’eau. Il estime que le problème pourrait venir des canalisations d’une maison du village, qui entravent le pompage pendant l’été. Il conteste les témoignages des habitants selon lesquels seules cinq maisons reçoivent de l’eau toute l’année.
Interrogé sur les coupures dans certains quartiers et secteurs d’Al-Matariya, le docteur Ahmed Anwar Al-Adl, vice-gouverneur de Dakahlia, explique à Zawia3 que les conduites reliant Al-Manzala à Al-Matariya auraient dû être renforcées et agrandies il y a cinq ou six ans pour suivre la croissance démographique de ces quartiers, mais que cela n’a pas été fait. Il assure que la société holding d’eau potable et les services exécutifs du gouvernorat coopèrent désormais pour trouver une solution et rétablir au plus vite une alimentation normale.
Malgré les promesses des députés et les déclarations des responsables, les coupures d’eau potable dans les quartiers d’Al-Matariya et les villages voisins de Dakahlia restent une tragédie quotidienne pour des milliers de familles. Elles portent atteinte à leur dignité et les privent de droits humains élémentaires garantis par la Constitution égyptienne. Son article 79 dispose que « chaque citoyen a droit à une alimentation saine et suffisante et à une eau propre », tandis que l’article 46 affirme que « toute personne a droit à un environnement sain et équilibré ».
Alors que les organismes concernés évoquent des projets à l’étude ou des pompes en cours d’installation, les habitants d’Al-Barr Al-Thani, de Derrière la voie ferrée, d’Al-Assafra, d’Al-Gamamela et d’autres secteurs attendent une solution de fond. Ils espèrent qu’elle mette rapidement fin à leur souffrance et à l’épuisement de leurs ressources financières, tout en garantissant que la crise ne se répétera pas dans les années à venir.
