Des violations croisées dans les prisons, l’espace public et les droits sociaux
Lignes supprimées | Numéro 15 | Janvier 2026
Des violations croisées dans les prisons, l’espace public et les droits sociaux
Dans ce numéro, nous ouvrons un dossier complexe de violations où la politique croise la justice, l’économie la citoyenneté, et les droits individuels le façonnement de l’espace public. Des prisons où les agressions s’intensifient et où les poursuites « après la grâce » se poursuivent, jusqu’aux bureaux du parquet et au Parlement façonné sur mesure, se dessine un système qui reproduit les restrictions au moyen d’instruments juridiques, sécuritaires et administratifs.
1. Liberté individuelle et conditions carcérales
Politique et espace public
Agression physique et menace de « sanction disciplinaire » : Mohamed Adel confronté à des violations au centre du 10-de-Ramadan
La famille du militant politique Mohamed Adel, ancien porte-parole du Mouvement du 6 avril, fait face à une aggravation des violations commises contre lui au centre de correction et de réhabilitation du 10-de-Ramadan no 4.
Selon le récit de son épouse, Rofeida Hamdy, Adel a été frappé et a subi une tentative d’étranglement par des détenus de droit commun le 10 janvier. Sa famille accuse l’administration pénitentiaire d’avoir incité à cette agression pour le contraindre à mettre fin à sa grève de la faim, entamée le 7 décembre dernier.
Le 19 janvier, l’avocat général du parquet d’appel de Mansoura a entendu sa famille dans le cadre de la plainte déposée par la défense, qui demande un examen médical et une enquête sur les responsables de la prison. Des organisations de défense des droits humains ont exprimé leur vive inquiétude, insistant sur la nécessité de consigner les blessures dans un rapport officiel et de poursuivre les responsables conformément à la loi.
Une caution pour des « publications » : Ahmed Douma devant le parquet de la Sûreté de l’État pour la cinquième fois
Le 20 janvier, le parquet de la Sûreté de l’État a libéré le poète Ahmed Douma contre une caution de 100 000 livres dans l’affaire no 403 de 2026, après un interrogatoire de huit heures pour « diffusion de fausses nouvelles ». Les questions ont porté sur cinq publications en ligne, dont quatre concernant l’agression de Mohamed Adel en détention.
Il s’agit de la cinquième poursuite visant Douma depuis sa libération à la suite d’une grâce présidentielle en août 2023. Cela soulève des interrogations sur le maintien d’une politique de « poursuites après la prison » comme instrument de restriction de l’action des figures politiques libérées.
Droits et libertés
Centre El Nadeem : 1 423 disparitions forcées et 78 décès dans les lieux de détention en 2025
Dans son rapport annuel intitulé « Dans les médias : archives de l’oppression en 2025 », le Centre El Nadeem contre les violences et la torture révèle un bilan effroyable des violations des droits humains en Égypte durant l’année passée : 1 423 cas de disparition forcée, 474 cas de négligence médicale, 71 cas de torture individuelle et 66 exécutions extrajudiciaires imputées aux forces de sécurité, ainsi que 78 décès dans les lieux de détention dus à la torture ou à la négligence médicale.
Selon le rapport, les violations sont réparties entre différents gouvernorats. Le Caire arrive en tête avec plus de 2 000 violations diverses, suivi de Sharqiya et de Gizeh avec respectivement plus de 300 et de 100 cas.
Le centre souligne une intensification des violations en 2025 malgré le discours officiel sur les « centres de correction modernes ». Il a recensé 253 cas de privation de soins et 195 cas de mauvais traitements individuels dans les prisons. Les politiques de restriction de l’accès et d’isolement des détenus se sont poursuivies à Badr, au 10-de-Ramadan et dans la prison de haute sécurité de Minya, qualifiées par le rapport de « trous noirs échappant au contrôle ».
El Nadeem affirme que les violations ne se limitent pas aux détenus, mais touchent l’ensemble de la société à travers une « organisation systématique de la peur et des privations ». Il estime que la politique de l’État repose sur la « privation de vie, de liberté, de soins et de dignité, même après une grâce ou une libération ».
Le rapport documente également 309 nouveaux cas de disparition forcée pendant l’année, tandis que 1 439 personnes sont réapparues ultérieurement devant des services de sécurité ou des parquets, le plus souvent après des disparitions allant de plusieurs jours à plusieurs mois. Certaines ont été réincarcérées dans de nouvelles affaires malgré des décisions de libération.
Le rapport avertit que les exécutions extrajudiciaires sont désormais officiellement justifiées par des expressions comme « élimination d’éléments dangereux », sans enquête indépendante ni procès. Il souligne que certaines victimes étaient des enfants tués lors de raids sécuritaires, sans que leur nom soit mentionné dans les communiqués du ministère de l’Intérieur.
Concernant les décès en détention, El Nadeem indique que 44 ont eu lieu dans les prisons, 31 dans des commissariats et trois lors de transports en véhicules de transfert. Neuf décès ont également été recensés pendant une disparition forcée ou dans des locaux de la Sécurité nationale.
Le Centre El Nadeem appelle à des enquêtes indépendantes et à la mise en cause des responsables de torture, de négligence médicale et de disparition forcée. Il réitère sa demande de mettre fin aux politiques d’« impunité », qu’il considère comme une cause de la persistance et de l’aggravation des violations d’année en année.
« Oxygen » détenu malgré la fin de sa peine, et nouvelle plainte sur les conditions à Badr 3
L’Initiative égyptienne pour les droits personnels a demandé la libération du blogueur Mohamed Ibrahim, dit « Oxygen », soulignant qu’il reste détenu malgré l’exécution de l’intégralité de sa peine de quatre ans dans l’affaire no 1228 de 2021. Bien que sa peine ait pris fin le 3 janvier 2026, Oxygen est toujours incarcéré à Badr 1 sans fondement juridique clair, tandis que se poursuit son maintien en détention dans d’anciennes affaires remontant à 2020.
Parallèlement, Hossam Bahgat, directeur de l’initiative, a déposé une plainte auprès du procureur général pour demander une enquête pénale sur la situation des détenus de Badr 3. La plainte documente des violations concernant les interdictions arbitraires de visite, les restrictions médicales et la présence de caméras de surveillance dans les cellules, ainsi que l’interdiction faite aux étudiants détenus de passer leurs examens universitaires.
« Une Égypte sans prisonniers d’opinion » : démarches juridiques contre le dépassement des délais de détention provisoire
Le 14 janvier, le Comité de défense des prisonniers d’opinion a adressé un mémorandum au procureur général, réclamant la libération immédiate des personnes ayant dépassé la durée maximale de détention provisoire de deux ans.
Soutenu par l’initiative « Une Égypte sans prisonniers d’opinion », le mémorandum affirme que le dépassement de ces délais rend la détention illégale. Il appelle le parquet à « faire prévaloir l’esprit de justice » et à soulager les souffrances des familles afin de garantir la stabilité sociale.
2. Participation politique et espace public
Ammar Ali Hassan à Zawia3 : un Parlement « façonné sur mesure » et un Dialogue national qui a gâché une occasion
Dans un entretien exclusif avec Zawia3, l’écrivain et penseur politique Ammar Ali Hassan analyse la situation actuelle, décrivant une presse égyptienne désormais « entravée » et incapable d’exercer son rôle de contrôle en raison des restrictions d’accès à l’information et de l’alourdissement des sanctions pour « publication de fausses informations ».
Il décrit également les dernières élections législatives comme ayant été « façonnées » pour produire des résultats préparés à l’avance, transformant le Parlement en une « passerelle » pour faire adopter les politiques de l’exécutif. Le Dialogue national aurait, selon lui, été utilisé comme un outil de relations publiques plutôt que comme une véritable voie de réforme.
Lire l’entretien : Ammar Ali Hassan à Zawia3 : une presse entravée, un Parlement façonné sur mesure et un Dialogue national qui a gâché une occasion
3. Liberté culturelle et justice administrative
Société et justice administrative
Al-Maraya exclue de la Foire du livre pour la deuxième année, sans explication
Yahia Fikri, directeur exécutif des éditions Al-Maraya, a révélé l’interdiction faite à la maison d’édition de participer à la Foire internationale du livre du Caire, sans notification officielle ni justification juridique.
Dans son entretien avec Zawia3, Fikri explique que cette interdiction « non annoncée » s’inscrit dans un mode de restriction des maisons d’édition indépendantes. Il met en garde contre les conséquences économiques et culturelles de ces politiques, qui contredisent le discours officiel sur le soutien à la culture et la lutte contre l’extrémisme.
Lire l’entretien : Yahia Fikri à Zawia3 : Al-Maraya exclue de la Foire du livre pour la deuxième année sans explication officielle
Le sit-in des journalistes d’Al-Bawaba News dispersé par la force et le propriétaire du journal radié
Des « gardes du corps » ont fait irruption dans les locaux d’Al-Bawaba News à Dokki pour disperser le sit-in de journalistes réclamant leurs salaires impayés. Cet épisode a été suivi de l’interrogatoire de neuf journalistes et de deux membres du conseil syndical pour « manifestation ». En réaction, le Syndicat des journalistes a annoncé la radiation du propriétaire du journal, Abdel Rahim Ali, pour violation de sa loi, dans une démarche visant à protéger les droits professionnels et à combattre les pratiques abusives.
L’Institut supérieur de technologie refuse d’exécuter un jugement en faveur d’une universitaire
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et la direction de l’Institut supérieur de technologie du Six-Octobre ont refusé d’exécuter un jugement définitif et irrévocable en faveur de la docteure Manar Tantawi, enseignante au département de génie mécanique, reconnaissant son droit à la promotion au rang de professeure, bien que la décision soit exécutoire et insusceptible de recours.
Selon des organisations de défense des droits humains, ce refus s’inscrit dans une série de mesures arbitraires et de persécutions administratives systématiques visant Tantawi, en violation grave de l’état de droit et des droits académiques et du travail garantis par la Constitution.
4. Logement, propriété et droits économiques
Urbanisme et économie
Expropriations en 2024 : 24 000 feddans et habitants de 17 000 logements déplacés
L’Observatoire de l’urbanisme a publié une étude analysant les décisions d’« utilité publique » parues au Journal officiel en 2024. Elle recense 109 projets d’utilité publique, dont 32 % concernent les transports et les ponts.
L’étude constate l’expropriation d’environ 24 000 feddans, dont 6 000 de terres agricoles, et l’évacuation de plus de 17 000 logements. Les indemnisations sont estimées à environ 35 milliards de livres, dont les deux tiers consacrés aux projets de transport.
L’Égypte face à l’épreuve de la « grande année de la dette » : paris entre échanges de créances et cessions d’actifs
Le gouvernement égyptien se prépare à affronter 2026, décrite comme l’année « la plus difficile » de l’histoire contemporaine de l’endettement, avec des engagements extérieurs atteignant environ 29 milliards de dollars. Pour sortir de cette impasse, l’État mise sur une stratégie à plusieurs volets : développement des « conversions de dettes en investissements », poursuite du programme de vente d’actifs souverains et allongement de la durée de la dette intérieure.
Malgré des objectifs officiels ambitieux de réduction de la dette à 70 % du produit intérieur brut d’ici 2029 et de retour progressif sur les marchés obligataires internationaux, le principal défi demeure la « facture du service de la dette », qui absorbe actuellement environ la moitié des dépenses publiques, plaçant le budget de l’État dans une course permanente à la liquidité.
Le docteur Ahmed Aboud, professeur d’économie à l’université de Portsmouth à Londres, estime que la conversion de dettes en investissements peut être un outil efficace pour réduire la dette extérieure et ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement en Égypte. Il explique que le principe consiste à remplacer les engagements financiers de l’État envers les créanciers par des projets d’investissement détenus par ces pays en Égypte : les fonds sont investis dans ces projets au lieu de servir à rembourser la dette en espèces ou à payer les intérêts dus.
Aboud déclare à Zawia3 : « Autrement dit, la dette est transformée en actifs ou en investissements dont les pays créanciers deviennent propriétaires, ce qui réduit directement la dette de l’Égypte tout en permettant d’élargir la base d’investissement. »
Il avertit toutefois que le succès de ce mécanisme dépend de la capacité de l’Égypte à constituer une destination attractive pour les investissements. Certains pays pourraient refuser de convertir leurs créances en investissements et préférer un remboursement en espèces ou des rendements traditionnels.
Le chômage baisse en Égypte, mais la pauvreté augmente : qui croire ?
Législation sanitaire : la « loi de privatisation » aggrave le déficit de services
Le Centre égyptien pour les droits économiques a mis en garde contre les conséquences de la loi sur la « concession des établissements de santé », qui permet à des investisseurs privés de gérer des hôpitaux publics.
Le centre souligne que cette orientation aggrave les pénuries de personnel médical et l’émigration des médecins, alors que les dépenses publiques de santé restent inférieures aux proportions prévues par la Constitution, menaçant l’avenir de la prise en charge sanitaire des populations pauvres.
5. Droits des réfugiés, citoyenneté et éducation
Réfugiés et citoyenneté
« Expulsion déguisée » des réfugiés syriens et vastes campagnes sécuritaires
Dix organisations de défense des droits humains ont mis en garde contre une politique d’« expulsion déguisée » visant les réfugiés syriens en Égypte au moyen de campagnes d’interpellations aléatoires. En janvier, des opérations intensives ont eu lieu au 10-de-Ramadan, au Six-Octobre, à Alexandrie et à Hurghada, visant des jeunes dont les titres de séjour avaient expiré ou qui ne portaient pas leur « carte jaune ».
Nour Khalil, de la Plateforme des réfugiés, affirme que la politisation de la question de l’asile et la complexité des procédures administratives de régularisation ont placé de force des milliers de réfugiés en situation irrégulière.
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés en Égypte a, pour sa part, déclaré à Zawia3 avoir connaissance des récentes informations sur l’arrestation et la détention de Syriens dans plusieurs villes égyptiennes et suivre la situation de près. Il précise travailler avec les autorités égyptiennes pour garantir le respect des procédures légales et le traitement de toutes les personnes susceptibles d’avoir besoin d’une protection internationale conformément aux normes internationales.
Christine Beshay, responsable de la communication du HCR, explique que les interventions de l’agence en faveur des Syriens reposent sur sa position relative au retour en République arabe syrienne, publiée en décembre 2024. Celle-ci recommande aux États de s’abstenir de tout retour forcé et les exhorte à ne renvoyer de force en Syrie aucun ressortissant syrien ni aucune personne qui y résidait de manière permanente.
Les réfugiés syriens en Égypte : expulsions et détentions sans avertissement
Entre expulsions et rapatriements de dépouilles : un lourd bilan pour les Égyptiens sur les routes migratoires en Libye
L’ambassadeur Haddad al-Gohary, ministre adjoint des Affaires étrangères chargé des affaires consulaires et des Égyptiens de l’étranger, a révélé des statistiques alarmantes qui reflètent l’ampleur du drame vécu par les Égyptiens en Libye. Dans l’est du pays, à Benghazi et Tobrouk, les efforts consulaires ont permis le rapatriement de plus de 1 800 citoyens égyptiens et de 163 dépouilles, dont les dernières étaient celles de victimes du naufrage d’une embarcation en juillet dernier. Dans l’ouest, à Tripoli, 1 344 citoyens ont été rapatriés et 1 157 autres libérés des centres de détention, tandis que 253 dépouilles ont été ramenées au pays.
La Plateforme des réfugiés en Égypte a dressé un tableau encore plus sombre de la réalité du terrain. Elle affirme recevoir depuis 2023 un flux continu d’appels à l’aide concernant des Égyptiens disparus, enlevés ou détenus, dont des mineurs, sur les routes de migration irrégulière en territoire libyen. Elle souligne que ces signalements ont augmenté de façon « rapide et préoccupante » en 2024 et 2025, indiquant l’expansion des réseaux de traite des êtres humains et la dégradation de la sécurité, dont les migrants égyptiens paient le prix.
Des élèves yéménites privés de leur droit à l’éducation
La Plateforme des réfugiés en Égypte a révélé que plus de 6 000 élèves yéménites, filles et garçons, sont privés de leur droit à l’éducation dans le pays, après la fermeture des écoles des communautés arabes et yéménites sans véritables solutions de remplacement garantissant la continuité de l’enseignement. Des milliers d’enfants ont ainsi interrompu leurs études et se retrouvent face à un vide éducatif menaçant leur avenir, sans plan de transition ni intégration réelle dans le système scolaire public ou privé.
La crise des congés des chrétiens : une décision ministérielle accentue les divisions confessionnelles
La décision du ministre du Travail de fixer les congés des chrétiens selon leur confession a suscité de vives critiques des Églises catholique et évangélique.
Interrogé par Zawia3, le député Freddy al-Bayadi estime que la répartition confessionnelle des congés menace le principe d’égalité entre citoyens. Il affirme sa volonté d’interpeller le ministre afin d’unifier les congés pour tous les chrétiens sans distinction de confession.
6. Droits des enfants en situation de handicap et protection sociale
Femmes et enfants
« Prestations pillées » : comment les droits des enfants en situation de handicap sont-ils détournés au nom de la tutelle ?
Une enquête conjointe de Zawia3 et d’ARIJ a révélé une faille dans le droit de la tutelle permettant à des pères d’utiliser le nom de leurs enfants en situation de handicap pour obtenir des véhicules exonérés de droits de douane, ce qui entraîne automatiquement la suppression de la prestation « Karama » destinée à l’enfant. L’enquête montre comment la mère ayant la garde se trouve privée des droits financiers de ses enfants du fait de la séparation entre la « garde » et la « tutelle légale », qui reste entre les mains du père, même en cas d’obstruction.
Manal Hanafy, présidente de l’Administration centrale du développement et de l’investissement au ministère de la Solidarité sociale et ancienne directrice de l’Administration centrale chargée des personnes en situation de handicap, affirme que le droit d’utiliser la « carte des services intégrés » de l’enfant en situation de handicap appartient au titulaire de la tutelle légale, et non à la seule personne ayant sa garde. Le tuteur est chargé d’obtenir la carte, de l’utiliser et de recevoir les services au nom de l’enfant.
Dans le même contexte, l’avocate défenseuse des droits humains Entissar al-Saeed, directrice de la Fondation du Caire pour le développement et le droit, souligne que l’un des principaux problèmes de la tutelle en Égypte réside dans sa séparation de la garde. Cela entraîne de vifs conflits entre la mère et la famille paternelle et consacre une discrimination envers la mère, qui n’obtient pas automatiquement la tutelle après le décès du père.
Lire l’enquête : Des prestations pillées au nom de la loi : les enfants en situation de handicap victimes de la tutelle en Égypte
Violences familiales et représentation parlementaire : discours de dérision et stéréotypes
Des organisations féministes ont relevé une vague de moqueries et de stéréotypes visant les députées du nouveau Parlement, y voyant une forme de violence symbolique destinée à affaiblir la participation des femmes.
Dans un autre contexte, ces organisations ont appelé à considérer les violences familiales comme une « infraction d’ordre public », après la multiplication des meurtres et des tortures d’enfants et de femmes. Elles demandent de modifier l’article 60 du Code pénal, qui offre une couverture aux auteurs au nom du « droit de correction ».
